Le journal de Canta” #3 - L’imprévu

SANTE EQUINE

Lors des dernières nouvelles de Cantanabab mi avril,  le vétérinaire avait noté de belles avancées sur la locomotion de la jument et avait bon espoir qu’une remise au travail plus poussée pourrait être engagée. Canta avait également fait preuve de beaucoup de patience, comme si elle comprenait que celle-ci serait la clé de son retour.

 

Un suivi encadré payant

 

On dit souvent que la santé d’un cheval est garantie par une équipe complémentaire. Canta en est sans aucun doute un bon exemple : une propriétaire investie, un vétérinaire impliqué, une ostéopathe, un maréchal, une praticienne shiatsu. Lucie a mis tous les moyens en oeuvre pour soulager et guérir sa jument. 

 

Depuis mi avril, le vétérinaire orthopédique a assuré un suivi - par messages, photos et vidéos - régulier lui permettant de suivre les évolutions positives. Il donne alors le feu vert pour intégrer le galop à la rééducation : 1 cercle à gauche puis à droite à la longe et une reprise progressive du travail aux 3 allures avec des incurvations franches et des transitions. 

 

Les progrès sont notables, Canta va de mieux en mieux. Toutefois ces mois d’arrêt et la remise au travail ont installé des effets compensatoires et des tensions au niveau des lombaires et des cervicales. 

Rendez-vous est pris dès la sortie de confinement avec l'ostéopathe pour régler ces problématiques au plus tôt. Et il y avait de quoi faire :  charnière lombaires-bassin complètement décalée, remise en place du bassin et des cervicales basses à gauche et un travail profond sur les ovaires. Le protocole de travail est réajusté vers une remise en route progressive au pas et au trot.

Le journal de Canta” #3 - L’imprévu
Le journal de Canta” #3 - L’imprévu

Imprévu et désillusion 

 

Chaque propriétaire le sait, avec un cheval les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. 

Le mercredi 13 avril, la jument est raide boiteuse sur sol mou. Le vétérinaire est tout de suite alerté par vidéo et avance plusieurs hypothèses probables. 

Le maréchal vient le lendemain et découvre un abcès à la fourchette droite, cause évidente de sa boiterie.  Il pose une nouvelle ferrure orthopédique en aluminium composée de plaques en gomme pad pour jouer le rôle d’amortisseurs. Les branches sont plus épaisses sur les faces externes et plus fines en interne. 

 

L’abcès persiste et est soulagé par Lucie jusqu’à la venue du vétérinaire. Mais les espoirs de remise en route sont encore une fois décalés. 

 

La praticienne shiatsu vient le 16 mai assurer le suivi engagé et le travail des flux énergétiques de l’ostéopathe et insiste donc sur la charnière des lombaires. Conclusion de son passage : la jument va bien moralement et physiquement, elle ne demande qu’à retravailler. 

Sa volonté va toutefois être retardée puisqu’à cause de la boiterie, la jument doit rester au calme et passer une majeure partie du temps au boxe afin de ne prendre aucun risque vis à vis de sa fracture. 

Cette quasi immobilisation au boxe lui génère des oedèmes aux postérieures (notamment dus à ses problèmes d’ovaires), Lucie lui pose donc la Cape et les guêtres Capsular afin de la soulager et de réduire ces fameux oedèmes. 


Après le passage du vétérinaire le 19 mai, il apparaît que Canta est droite au pas et au trot sur le dur mais montre toujours une forte boiterie sur le mou due à son abcès dans la fourchette droite. L’abcès est donc à nouveau nettoyé et le vétérinaire découvre un champignon qui serait à l’origine de l’abcès. Le champignon étant mal logé dans la fourchette et extrêmement rare à cet endroit, un prélèvement est fait et envoyé au laboratoire (les résultats à date sont toujours attendus). En attendant, le vétérinaire a préparé une solution caustique permettant de traiter en profondeur le champignon et le maréchal vient parer toutes les semaines la corne malade afin de ne laisser que la corne propre sur la fourchette.

Les mauvaises nouvelles sont toujours accompagnées d’une positive 

 

En effet, la patience a payé puisque la fracture est guérie ! La jument pourra donc travailler dès que sa fourchette le permettra. 

 

A la date où nous écrivons cet article, Canta est toujours boiteuse sur le mou, même si on note une amélioration. Elle ne peut donc pour le moment que profiter du paddock avec sa mère et dans le calme. Le maréchal passe chaque semaine parer la corne malade et la referrer derrière.  Lucie attend les résultats du laboratoire avec beaucoup d’impatience afin de connaître le traitement adéquat et ainsi reprendre le chemin du travail aux 3 allures comme prévu initialement. 

Le journal de Canta” #3 - L’imprévu